Quand les journalistes ont autant d’influence que les sondages

jeudi 3 mai 2007.par Gilles Pradeau
 
Selon un chercheur, la presse nationale avait "prévu" le résultat du premier tour.

Jean Véronis est professeur de linguistique à l’Université de Marseille et vient de réaliser une étude sur le taux de citation des différents candidats entre le 14 et le 20 avril 2007 dans six quotidiens (Les Échos, Le Figaro, L’Humanité, Libération, Le Monde, Le Parisien) ainsi que sur Marianne2007.info. Cette semaine qui a précédé la clôture de la campagne a parlé correspond en pourcentage que le résultat des candidats au premier tour : "cette étonnante convergence est certainement à analyser : auto-régulation des rédactions autour d’une sorte d’ « équité » intuitive ? Fabrication de l’opinion par les médias ? Sans doute un peu de tout ça...", relève le linguiste. Et certainement hasard des choses, puisque ces sources ne sont pas exhaustives sans la télé et la presse régionale.

C’est donc une nouvelle méthode d’analyse du bourrage de crâne aussi fiable que pour les sondages qui gardent leurs méthodes de redressement comme de vrais secrets de cuisine pifométriques.

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