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Le Monde daté du 17/11/04 rend compte des grandes lignes d’un rapport remis au ministre de la Santé sur les perspectives de formation et d’installation des médecins dans les vingt années à venir.
Les admissions en études de médecine font l’objet d’un numerus clausus annuel. Ce nombre maximum d’étudiants a été fixé à 5 100 en 2003 et à 5 600 cette année.
Les effets de ce numerus clausus, associé au vieillissement de la profession, devraient aboutir à une diminution du ratio médecins/patients. Ainsi la densité médicale reculerait d’environ 15 %, passant de 335 médecins pour 100 000 habitants en 2002 à 283 en 2025.
Autre pronostic, compte tenu de l’augmentation continue de la réussite des étudiantes au concours de première année, les femmes deviendraient, peu après 2020, plus nombreuses que les hommes à exercer la profession de médecin. Une tendance qui pourrait augmenter le déficit de "médecins de famille" du fait que les femmes médecins s’oreintent plus volontiers que leurs homologues masculins vers les emplois salariés plutôt qu’indépendants.
Par ailleurs, l’Observatoire confirme largement le constat souvent évoqué d’un fort déséquilibre entre le nord et le sud de la France. "L’offre de soins de premier recours est déjà déficitaire dans quelques territoires", souligne le rapport.
Le ministre a chargé une "commission nationale de la démographie médicale" de lui "soumettre des propositions dans les trois mois".