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Le Journal du Net signalait, il y a peu, la bonne santé du navigateur Firefox, dont la version 2 est sortie cet automne. Le navigateur "libre" est utilisé par plus de 30 % des internautes dans huit pays européen. En France, le taux d’utilisation de Firefox a passé en novembre le seuil des 20 %.
Autre logiciel phare du "libre", OpenOffice, suite bureautique qui rassemble traitement de textes, tableur, dessin, présentation et base de données, vient de sortir sa version 2.1.0.
Cette version comporte des améliorations dans le module de présentation et dans l’export html. Elle introduit aussi notification automatique des mises à jour.
Reste qu’il faut faire la démarche d’aller chercher OpenOffice, ce qui n’est pas un détail puisque, avec ses 90 Mo (pour la version Windows), une bonne connexion est requise.
D’autres logiciels n’ont pas ce souci, qui sont souvent installés d’office (c’est le cas de le dire ;-) sur la machine qu’on a décidé d’acheter.
C’est le principe de la "vente liée", une commodité pour le néophyte, bien content d’avoir un ordinateur prêt à l’emploi, mais une contrainte désagréable ... et coûteuse.
Nous avions signalé, cet été, le lancement d’une campagne contre la pratique consistant à lier vente d’une machine et vente de son système d’exploitation et de ses applications diverses (voir notre article). La pétition en ligne vient de dépasser les 15.000 signatures.
Selon PC Inpact la lutte contre la vente liée pourrait bien, dans les mois qui viennent arriver sur le terrain juridique.
En effet, l’UFC-Que Choisir vient d’assigner les sociétés Hewlett Packard, Auchan Bagnolet et Darty Les Halles sur le chef de vente liée illicite. « Cela aurait pu être n’importe quelle autre enseigne, » explique Sandra Woehling, juriste de l’association de consommateurs.
« Le consommateur peut être titulaire de licences logicielles et vouloir acheter un ordinateur nu, ou tout simplement vouloir changer d’environnement logiciel. Il a donc légalement le droit de refuser l’achat concomitant des logiciels inutiles, » estime l’UFC-Que Choisir.
L’association a donc fait constater les faits par huissier et recueilli des témoignages (prix global, et non détaillé, impossibilité d’acheter l’ordinateur sans logiciels, impossibilité ou grande difficulté à obtenir le remboursement de logiciels qu’on n’utilise pas, etc.) et porté plainte.
La justice va donc devoir se prononcer sur la question de la vente liée matériels - logiciels. La décision est attendue dans un an environ.