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L’Allemagne et l’Espagne ont des parcs éoliens de respectivement 19.000 MW et 11.000 MW. Le petit Danemark, pionnier en la matière, a une capacité de 3.122 MW.
La France, quant à elle, devrait terminer l’année 2006 avec une puissance éolienne de 1.500 MW a annoncé Michèle Pappalardo, présidente de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) lors d’un colloque le 16 novembre à Amiens.
C’est un résultat bien modeste, comparé à celui de nos voisins. Mais c’est en même temps le signe d’un réel décollage, puisque cela représente un doublement par rapport aux 757 megawatts de 2005.
Selon la présidente de l’Ademe la progression devrait se poursuivre. Elle estime que l’horizon 2010 verra "entre 5.000 MW et 7.000 MW". Le syndicat des énergies renouvelables, quant à lui, a de plus hautes espérances encore qui estime que près de 10.000 MW pourraient être opérationnels d’ici 2010, "à condition que les obstacles rencontrés aujourd’hui soient levés et que n’en surgissent pas de nouveaux" (source).
Parmi les obstacles figurent les résistances qui se font souvent jour lors de projets d’implantation. Mais sur ce plan, une étude de l’ADEME (.doc) indique une évolution sensible des mentalités.
L’étude a été conduite, par téléphone, au début du mois de septembre 2006, auprès d’environ 3500 personnes, 2500 d’entre elles représentatives de la population française et un millier habitant des communes d’implantation d’éoliennes ou des communes limitrophes.
L’étude révèle une forte notoriété de l’énergie éolienne (qui avoisine désormais les 92%) et un fort positionnement (93%) en faveur de son développement dans la population dans son ensemble.
Ce qui est encore plus remarquable c’est que, dans le détail de l’analyse des points positifs et des points négatifs, les réponses des gens qui côtoient, plus ou moins quotidiennement, l’éolien sont assez différentes des réponses de l’ensemble de la population ... dans un sens favorable à l’éolien.
« Dans les zones d’implantation ou à proximité des champs d’éoliennes, on juge moins souvent qu’au national que les éoliennes sont bruyantes (40 % et 43 % contre 59 %) ou qu’elles détériorent le paysage (34 % et 46 % contre 50 %) et l’on estime à l’inverse plus souvent qu’elles sont "esthétiques" (54 %et 50 % contre 46 %), » indiquent notamment les auteurs de l’étude.
Ceux-ci, d’ailleurs, vont jusqu’à indiquer parmi leurs conclusions que « les taux d’acceptation demeurent un peu plus élevés lorsque les personnes vivent à proximité d’éoliennes comme si l’expérience concrète de la présence d’éolienne en facilitait l’acceptation. »