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Les ministères en charge de la santé, de l’environnement, du travail et de la recherche devaient élaborer une stratégie commune de réduction sur 5 ans (2004-2008) des impacts de l’environnement et des pollutions sur la santé humaine.
Trois objectifs centraux avaient, au lancement en juin 2004, été définis par le premier ministre :
Garantir un air et une eau de bonne qualité ;
Prévenir les pathologies d’origine environnementale et notamment les cancers ;
Mieux informer le public et protéger les populations sensibles (enfants, femmes enceintes et personnes âgées).
En décembre 2005, était rédigé un Bilan du plan national santé environnement (PNSE) (.pdf de 212 Ko). Ce bilan, non signé, mais tout à fait officiel, s’ouvrait sur un constat que les écologistes s’époumonnent à faire entendre depuis deux décennies : «
de l’ordre de 30 000 décès anticipés par an sont liés à la pollution atmosphérique urbaine,
un doublement de la prévalence des maladies allergiques respiratoires est enregistré depuis 20 ans,
les risques liés aux expositions dans les locaux sont mal connus alors que la population y séjourne environ 80% de son temps,
seules 37 % des ressources en eau potable disposent aujourd’hui de périmètres de protection,
la qualité de l’eau dans le milieu naturel se dégrade de manière continue,
14 % des couples consultent pour des difficultés à concevoir, lesquelles difficultés pourraient être liées en partie à des expositions à des substances toxiques pour la
reproduction,
7 à 20 % des cancers seraient imputables à des facteurs environnementaux,
près d’un million de travailleurs seraient exposés à des degrés divers à des substances cancérogènes,
l’évaluation des risques liés aux substances chimiques est insuffisante, les capacités d’expertise française sont trop peu développées,
la recherche, l’expertise, la formation et l’information en matière de santé environnement sont très insuffisamment développées. »
Ce document de fin 2005, déclinait quelques actions entreprises sur les trois axes : air ; pathologies ; information et annonçait que les régions étaient en train de préparer leurs Plans Régionaux Santé Environnement (PRSE).
Pour la plupart, les PRSE sont maintenant adoptés et un document de juillet 2006 (.pdf de 3.4 Mo) donne le détail des « actions phares » choisies par région.
Le nombre en est variable (en général entre 5 et 10) et le choix plus ou moins ambitieux. Certaines régions y ajoutent des « actions spécifiques hors PNSE », comme l’amiante pour la Corse, ou encore « l’information et la concertation en matière de téléphonie mobile » pour l’Auvergne.
Le document comporte aussi des liens vers les sites Web régionaux consacrés aux PRSE :