L’Europe augmente ses émissions de gaz à effet de serre

vendredi 23 juin 2006.par Gilles Pradeau
 
Les émissions de gaz à effet de serre des pays européens ont progressé de 18 millions de tonnes, soit 0,4%, entre 2003 et 2004, pour atteindre cinq milliards de tonnes, a annoncé jeudi l’Agence européenne de l’Environnement (AEE).

Dans une publication jeudi, l’Agence européenne de l’énergie (AEE) a annoncé que l’UE peine à réduire ses émissions de gaz à effet de serre et à remplir ses engagements pour lutter contre le réchauffement climatique conformément à Kyoto, avec une hausse des émissions de gaz à effet de serre de 0,4% en 2004 par rapport à 2003.

Les plus mauvais se situent dans l’Europe des 15 : l’Espagne (+ 4,8%) et l’Italie (+ 0,9%) ont vu durant cette période leurs émissions augmenter. Les bons élèves sont l’Allemagne (- 0,9%), le Danemark (- 8,1%) et la Finlande (- 4,9%).

Les transports routiers et l’industrie manufacturière sont principalement en cause dans cette hausse, explique l’AEE. "Une hausse de 0,4 % peut paraître minime. Mais l’ampleur des émissions est telle que l’augmentation est en réalité importante, a expliqué Jacqueline McGlade, directrice de l’agence basée à Copenhague.

"Cette hausse de 0,4 % est comparable à la quantité d’émissions de CO2 émise par trois millions de personnes si elles devaient faire le tour de la Terre avec leur voiture", a-t-elle ajouté.

L’UE a pour objectif de réduire ses émissions de 6% avant 2010, elle ne les a réduites pour l’instant que 0,9%.

La députée verte Martine Billard a appelé dans un communiqué AFP les pays européens à "passer aux actes" et à ne plus "tergiverser" dans la lutte contre les gaz à effet de serre.

Pour la France, qui a augmenté ses émissions de 0,3% entre 2003 et 2004, cela ne l’empêche d’avoir atteint son objectif "nul" (elle consomme O,8% déjà de moins qu’en 1990, date de référence pour Kyoto). Il faut pourtant qu’elle contribue à cet effort mondial en attendant l’après-Kyoto : "seul un programme volontariste de développement des énergies renouvelables et de mise aux normes de performance énergétique de tous les bâtiments permettra de diviser par quatre les émissions de GES d’ici à 2050", a conclu la députée de Paris.

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