Bhopal : une marche pour les droits

lundi 27 mars 2006.par Philippe Ladame
 
Plus de 20 ans après la tragédie, des survivants doivent encore se battre.

A Bhopal (Inde), en décembre 1984, 40 tonnes de gaz toxiques s’échappaient de l’usine de pesticides d’Union Carbide semant la désolation (voir notre article).

5 ans après la catastrophe, Union Carbide concluait un accord avec le gouvernement indien, sa filiale indienne, UCIL, entreprenait un nettoyage du site, devenait EIIL en 94, le poursuivait jusqu’en 1998, date à laquelle le site revenait à l’état de Madhya Pradesh. Vers 2000, Union Carbide était repris par Dow Chemical.

Résultat : personne ne se sent plus responsable de rien, le site reste pollué, les conséquences médicales et sociales de la tragédie continuent de se faire sentir ... dans l’indifférence.

C’est ce qui a poussé plusieurs dizaines de survivants à se lancer sur les routes vers Delhi pour tenter, une nouvelle fois, d’obtenir réparation.

Au terme d’un long périple de 800 km, commencé mi-février, les marcheurs sont arrivés dans la capitale indienne porteurs d’une double exigence :
- il faut décontaminer le site, et, particulièrement, assurer un approvisionnement en eau saine.
- il faut qu’un comité soit mis sur pied, avec participation de représentants des victimes pour contrôler le suivi médical et social.

Les marcheurs ont demandé à rencontrer le premier ministre Manmohan Singh et envisagent de recourir à la grève de la faim si leurs demandes ne sont pas entendues.

Source : BBC News

IMPRIMER


Dernières brèves