Nucléaire pas clair

jeudi 23 septembre 2004.par Philippe Ladame
 
La commission européenne accepte que le gouvernement britannique vole au secours de l’industrie nucléaire.

Selon Caroline Lucas, membre du Green Party, élue au parlement européen, la décision prise par la Commission le 22 septembre 2004 est « un vrai désastre » qui va mettre en danger les recherches et le développement d’énergie renouvelables.

Les vieilles centrales nucléaires dont les réacteurs ont été arrêtés nécessitent un traitement pendant des décennies.
Les compagnies sont censées provisionner en vue de cette maintenance.

Au Royaume-Uni, qui possède les plus vieux réacteurs d’Europe, il est maintenant clair que les provisions ont été insuffisantes.
Ainsi British Energy, gros producteur britannique, a rencontré des difficultés financières considérables ces dernières années.
A tel point que le gouvernement britannique a proposé de se porter à son secours, à hauteur de 6 milliards de livres (9 milliards d’euros, quand même) !

Ce joli cadeau, financé par les contribuables du Royaume-Uni, n’a pas été du goût de nos amis Verts d’Outre-Manche attachés au principe pollueur-payeur ("polluter pays principle").
Ils ont porté plainte auprès de la Commission européenne au nom des dispositions européennes contre les subventionnements abusifs.

Mais, hier, la Commission a entériné l’aide britannique arguant de l’obligation dans laquelle elle était, en vertu du traité Euratom, de promouvoir et de protéger l’industrie nucléaire.

Et dire qu’il s’en trouve pour critiquer le manque de rentabilité des énergies douces !

La source anglaise :
http://www.greenparty.org.uk/index.php ?nav=news&n=1578

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