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Le congrès de l’Association des maires de France (AMF), qui s’est ouvert mardi 22 novembre à Paris, sur le thème "Le maire et l’Etat : pour un nouveau dialogue et une confiance retrouvée" devrait rassembler quelque 10.000 maires pendant trois jours.
L’événement combine réunions thématiques de type assemblée générale et salon où sont présents divers "fournisseurs" habituels des collectivités locales.
Le programme qui comporte les thématiques habituelles (santé, école, tourisme, environnement, culture, urbanisme, sécurité ...) devrait être traversé par des réflexions sur les rapports des collectivités et de l’Etat.
Deux autres préoccupations pourraient bien s’inviter.
La première pourrait bien être portée par les maires des petites communes. Ceux-ci, regroupés dans l’Association des petites villes de France (APVF), expriment volontiers un découragement que leur président, Martin Mavy, explique par le « grand écart entre les attentes de la société et la réalité des conditions d’exercice des mandats » dont doivent s’acquitter ces « gestionnaires de l’impossible ».
Profitant de l’ouverture du Congrès, l’APVF a soumis quarante propositions pour moderniser et faciliter l’exercice du mandat de maire, que la la Gazette des Communes résume ainsi :
Les premières visent à clarifier la responsabilité juridique des élus, afin qu’ils ne soient pas transformés en "boucs émissaires".
L’APVF propose également une adaptation de la rémunération des élus locaux aux responsabilités qu’ils exercent, à des conditions comparables aux cadres du privé et du public.
Enfin, elle suggère de mettre en place des passerelles entre vie politique et vie professionnelle par le biais notamment de la formation ou d’aides à la création d’entreprises.
L’autre fil rouge de cette manifestation pourrait être la réflexion sur les services publics. Déjà présente dans le programme officiel (notamment sous le thème du maintien des services publics en milieu rural), elle pourrait bien constituer le "off" de la manifestation.
La question des transports ferroviaires, par exemple, pourrait être abordée. Mais c’est aussi la question de la gestion de l’eau qui pourrait émerger.
C’est du moins le souhait des initiateurs de l’Appel de Varages qui s’inquiètent que « 60 % des communes françaises (80 % des usagers) ont délégué la distribution de l’eau aux trois grands groupes privés » et demandent « le retour en régie du service public de l’eau est la seule garantie d’une gestion rigoureuse et de qualité, garantissant à tous un accès à l’eau potable. »
Des préoccupations et des objectifs que partagent les élus qui ont signé un « appel pour une gestion publique de l’eau en Ile de France » et comptent, à l’occasion du congrès, faire connaître leur intention de remettre en cause la délégation de gestion donnée à Véolia (ex Vivendi, ex-Compagnie Générale des Eaux) en vue d’une « reprise en régie directe par le syndicat de la distribution de l’eau. »