Et moi, et moi, et moi

mercredi 26 octobre 2005.par Philippe Ladame
 
La population de l’Union Européenne est estimée à 460 millions d’habitants, en hausse de 0.5% en 2004.

Alors que la population mondiale est estimée à 6.5 milliards d’individus, Eurostat extrait deux grands traits d’un rapport (.pdf 245 Ko) intitulé La population en Europe en 2004 Premiers résultats :
- la population de l’Union Européenne a augmenté de 0.5% au cours de l’année 2004
- près d’un tiers des naissances dans l’UE25 sont des naissances "hors mariage".

Avec ses 2,3 millions d’habitants supplémentaires en 2004, soit un taux d’augmentation de 0,5%, l’Union Européenne se situe dans la "moyenne", pour autant que cela ait un sens ici. « En comparaison, explique Eurostat, la population des États-Unis a augmenté de 0,9% (294,4 millions au 1er janvier 2005) et celle du Japon de 0,1% (127,4 millions), tandis que la population en Russie a diminué de 0,5% (143,5 millions). Les deux pays les plus peuplés du monde ont connu une croissance démographique, à hauteur de 0,6% en Chine (1 302,6 millions d’habitants au 1er janvier 2005) et de 1,4% en Inde (1 072,7 millions). »

Cette augmentation est due, pour une petite part (0.4 million), à l’acroissement naturel [1] (naissances et longévité) et pour une part bien plus nette (1,9 million) à un solde migratoire positif.

Si ces deux facteurs n’intervenaient pas la population de l’UE diminuerait. En effet, si le taux de fécondité [2] a légèrement augmenté, passant de 1.48 à 1.50, il reste nettement inférieur au seuil de renouvellement des générations qui est de 2,1. En UE, les taux de fécondité les plus élevés ont été constatés en Irlande (1,99), suivie de la France (1,90), de la Finlande (1,80) et du Danemark (1,78). Ils ont été de 2.89 en Inde, de 2.07 aux Etats-Unis et de 1.69 en Chine.

Eurostat signale aussi la progression du nombre de naissances "hors mariages" qui a augmenté de 1% en un an, pour atteindre 31.6%. Mais cette moyenne européenne recèle de fortes disparités ou, du moins, toute une gamme de situations de la Grèce (avec moins de 5% de naissances "hors mariages") à la Suède (où plus de 55% des enfants naissent de couples non mariés).

[1] Le taux d’accroissement naturel est la différence entre le nombre de naissances vivantes et le nombre de décès pour mille habitants.

[2] Le taux de fécondité est le nombre moyen d’enfants par femme.

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