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Les auteurs rappellent tout d’abord que les protocoles d’études sur ce sujet n’ont commencé à être diffusé qu’à partir des années 99, même si aux Etats-Unis on avait commencé à étudier cet impact notamment sur les rapaces dès les années 60.
Première constatation, « le taux de collision observé au cours des études réalisées reste relativement bas comparé à celui observé au niveau d’autres structures métalliques comme les pylônes électriques, les lignes à haute tension et les tours de communication, car les oiseaux adoptent un comportement d’évitement ». Il ne faut toutefois pas se satisfaire de ce constat relativement positif, aussi les auteurs indiquent le cheminement idéal à respecter lors d’une implantation d’éoliennes. Il consiste notamment à réaliser une étude d’impact systématique sur l’avifaune adaptée aux caractéristiques du site. Cette étude du type BACI (Before/After Control Impact - contrôle de l’impact avant après), consiste à mettre en place un suivi de l’avifaune pendant un an avant l’installation des éoliennes et de poursuivre ce suivi après leur installation. Ce suivi implique la connaissance des différents peuplements d’oiseaux fréquentant le site en tenant compte du statut de leur espèce (nicheur, hivernant, migrateur), de leur comportement diurne ou nocturne, de leurs phases de migration (pré ou post-nuptiales). C’est la raison pour laquelle une période de un an minimum est nécessaire pour réaliser cette analyse.
Par ailleurs d’une manière générale, les auteurs recommandent d’éloigner l’implantation de parcs d’éoliennes dans les zones à fortes concentrations d’oiseaux (axe migratoire important, sanctuaire pour l’avifaune, zone de protection spéciale).
La conception des éoliennes joue également un rôle dans la protection des oiseaux. On a vu par exemple les éoliennes à structure de tours métalliques servir de perchoir de guet pour les rapaces qui deviennent inattentifs aux mouvements des pales, tant ils sont préoccupés à repérer leurs proies. De même les aménageurs doivent éviter les alignements de turbines qui deviennent des barrières pour les oiseaux. Il faut au contraire concevoir des portes d’accès permettant aux oiseaux de les éviter.
Cette plaquette de l’ONCFS ne dissuade en aucun cas l’installation d’éolienne, mais a le gros avantage de sensibiliser les aménageurs à toutes les implications écologiques induites pour les oiseaux par la nouvelle présence des ces nouvelles tours animées dans nos paysages.(1)
(1) cette brochure est disponible au Centre de Documentation de L’ONCFS BP 20 78612 Le Perray-en-Yvelines Tel 01 30 46 60 25 6,70 euros