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Avec un "trou" situé autour des 10 milliards d’euros, la Sécu n’en finit pas d’être déficitaire.
Le nouveau ministre de la Santé, Xavier Bertrand, espère le réduire quelque peu en prolongeant la politique de son prédécesseur, Philippe Douste-Blazy : faire payer davantage les malades.
La députée Verts Martine Billard, dans un communiqué du 6/10/05, réagit. Elle estime particulièrement inacceptable la mesure inscrite Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) qui prévoit l’introduction d’un nouveau forfait de 18 euros non remboursé par le régime de base d’assurance maladie, pour les actes médicaux d’un montant supérieur à 91 euros.
Cette mesure, dont seuls seraient exemptés les femmes enceintes, les nouveaux-nés hospitalisés, et les personnes atteintes d’une maladie de longue durée, lui apparaît symptomatique d’un projet d’assurance-maladie réduit à un « saucissonnage en « paniers de soins » à plusieurs vitesse en fonction de la richesse de chacun. »
Elle insiste sur le fait que ce projet vient de rencontrer l’opposition simultanée des conseils d’administration de trois caisses saisies pour avis : la CNAM (maladie), la CNAV (vieillesse) et l’Acoss (organisme de recouvrement), qui toutes trois dénoncent l’accroissement des dépenses à la charge des assurés.
Estimant que le gouvernement fait fausse route, elle plaide pour
le renforcement de la prévention, des politiques de réduction, en amont, des risques sanitaires environnementaux, alimentaires et la promotion de la santé au travail
la réorganisation de l’offre de soins avec une meilleure articulation entre médecine de ville et hôpital qui concentre sur lui la moitié des dépenses de santé et dont les urgences sont saturées
le développement de systèmes de santé de proximité, à travers des « maisons de santé » libérales interprofessionnelles
la limitation du système inflationniste du paiement à l’acte.