La Sécu en mauvaise santé

mercredi 14 septembre 2005.par Philippe Ladame
 
La Cour des Comptes déplore l’incapacité des pouvoirs publics à contenir les dépenses de santé.

Libération du 14/09/05 fait état du rapport que la Cour des Comptes consacre aux dépenses de santé.

« Toutes les branches sont pour la première fois déficitaires », relève la Cour.
- Le trou de la branche maladie atteint ainsi -12,3 mds d’EUR,
- celui de la famille à -560 M EUR,
- celui de la branche accidents du travail / maladies professionnelles -315 M EUR,
- et la branche vieillesse -75 M EUR.

Au total, « le régime général (salariés) accuse un déficit de 13,2 milliards d’euros en 2004 (contre 11,5 mds EUR en 2003), ce qui est sans précédent dans l’histoire de la Sécurité sociale, » indique le rapport.

Si la Cour note, en 2004, une certaine décéleration de la croissance, elle signale qu’elle n’est due qu’à des facteurs purement mécaniques et fort peu aux mesures prises dans le cadre de la réforme de l’assurance maladie.

Parmi les causes de la croissance des dépenses, la Cour des Comptes signale particulièrement les rémunérations « élevées » des radiologues et biologistes, deux secteurs qui ont connu, entre 1998 et 2003, des hausses de 5.2% et 7.1% respectivement.

Autre cause, « 15% des prescriptions de soins de ville » ne seraient pas justifiées, ce qui, selon une évaluation de la Cnam (Caisse Nationale d’Assurance Maladie) représenterait un potentiel d’économies annuel compris « entre 5 et 6 milliards d’euros ».

Seule note positive, la Cour des Comptes signle le bon impact des campagnes menées par l’assurance maladie pour réduire la consommation d’antibiotiques, campagnes qui auraient permis des économies annuelles de 150 M EUR.

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