Elections au Japon

dimanche 11 septembre 2005.par Philippe Ladame
 
103 millions d’électeurs japonais étaient appelés aux urnes ce week-end.

La diète nippone (parlement) est composée de deux chambres : la Chambre des députés, ou chambre basse, et la Chambre des conseillers, ou chambre haute.

Le renouvellement de la chambre basse, qui se fait normalement tous les quatre ans, aurait dû intervenir en 2006. Mais le premier ministre, Junichiro Koizumi, a décidé de bousculer le calendrier (voir notre article du 8/08/05).

Le système électoral japonais combine le scrutin uninominal et la représentation proportionnelle. Sur les 480 députés, 300 sont élus au suffrage universel direct dans des circonscriptions, et 180 sièges restants sont attribués à la proportionnelle sur la base d’un découpage du territoire en 11 grandes circonscriptions régionales.

Dans les législatives, les électeurs doivent donc voter non seulement pour un candidat individuel dans des circonscriptions au scrutin uninominal, mais aussi pour un parti politique au vote de la représentation proportionnelle.

Avant la dissolution, le Parti libéral démocrate (PLD, au pouvoir) possèdait 249 sièges, et son parti allié du Komeito, 34 sièges. Mais une petite quarantaine de députés du PLD s’était désolidarisé de leur leader sur la question de la réforme de la poste. Le Parti démocrate du Japon (PDJ, opposition) comptait, quant à lui, 175 sièges.

Les législatives du 11 septembre [1] ont vu une bonne participation, puisque 67.5% des inscrits sont allés voter (une augmentation de plus de sept points par rapport au scrutin précédent). Elles ont considérablement renforcé la position du PLD de M. Koizumi qui, avec 296 élus, dispose désormais d’une majorité très confortable au parlement, même sans compter les 31 élus de son allié, le Nouveau Komeito.

[1] La date des élections japonaises, placées sous haute surveillance, avait été arrêtée en mémoire des attentats du 11 septembre aux USA.

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