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Après un pic de 80 millions d’habitants supplémentaires chaque année au milieu des années 90, la croissance est maintenant de 76 millions.
Cette décélération va se confirmer puisque Le nombre moyen d’enfants par femme est tombé de six en 1960, à trois environ aujourd’hui. Le taux de fécondité devrait baisser encore, pour se situer à peu près au niveau de remplacement. La prévision de population à l’horizon 2050 est de 8,9 milliards d’habitants.
Le rapport souligne toutefois que cette décélération moyenne sera en réalité très contrastée suivant les régions du monde.
Ainsi les 49 pays les moins avancés devraient voir leur population tripler, alors que les populations de l’Europe et du Japon sont déjà en train de diminuer. L’afrique, bien que dramatiquement touchée par le sida, qui explique pour une part la décélération, devrait néanmoins conserver une croissance forte.
On peut effectivement s’inquiéter de la baisse dramatique de la fécondité dans de nombreux pays européens (Europe du sud et de l’est) et des répercussions dans les années à venir en termes économiques (croissance, financement des retraites) et sociaux (passage par l’immigration à des sociétés multi etniques, culturelles et confessionnelles).
Mais cette évolution ne touche pas que l’Europe. La phase mondiale d’explosion démographique est dorénavant derrière nous. Les taux de fécondité s’effondrent depuis maintenant une vingtaine d’année dans la majeure partie de la planète.
En Amérique du Sud le poids lourd démographique qu’est le Brésil a un taux de fécondité de 1,91(2006) identique à celui de la France. En Asie, la Chine (taux de fécondité de 1,73 en 2006), la Thaïlande (1,64), le Vietnam (1,91), la Birmanie (1,98) ne font pas plus d’enfants que de nombreux pays Européens. C’est dans le monde musulman, avec l’éclatement du socle des sociétés patriarcales que l’effondrement est le plus rapide. L’Algérie (1,89), l’Iran (1,80), la Turquie (1,92), la Tunisie (1,74) ont aussi des taux "europeens" alors que la fécondité était dans ces pays de 7 ou 8 il y a 25 ans. Tout permet de penser que dans 5 ans la fécondité de ces pays rejoindra celles de l’Italie, de l’Espagne, de l’Allemagne, de la Russie ou du Japon (1,3 à 1,5). Il n’y a pour l’instant que les pays d’Afrique Noire et quelques autres pays très pauvres (Afghanistan, Yémen, Haïti, Laos, Guatemala, Irak, Népal) qui n’ont pas achevé leur transition démographique. Mais cela ne saurait tarder.
La planète entière va être confrontée au vieillissement d’une manière beaucoup plus rapide qu’on pouvait le penser dans les années 70. A cette époque, c’est la crainte d’une explosion démographique sans limites qui effrayait l’humanité.
Il faut espèrer que la fenêtre démographique (période pendant laquelle il y a moins de jeunes et pas encore beaucoup de gens âgés) facilitera le développement de nombreux pays. Cela est peut être le cas en ce moment. Les taux de croissance de la Chine, de l’Inde, du Maghreb, de nombreux pays asiatiques, de la Turquie, de l’Amérique du Sud sont très élevés depuis quelques années. Sans cela une grande partie de l’humanité sera bientot vieille et pauvre.
le 6 juin 2005 61° anniversaire du débarquement allié en normandie, france occupée par les nazis, à ne pas oublier non plus ; bonjour, j’ai lu votre message, court et unique, sur ce site, alors que je m’intéresse de longue date à la démographie, en particulier, les sciences sociales en général ; ce qui est effarant d’abord, c’est le fait que ce site ne comporte q’un message sur ce thème important (2 avec ma courte contribution) et que visiblement cette évolution des populations mondiales et européennes ne frappe que les spécialistes ou les personnes informées, curieuses de comprendre l’évolution des sociétés et de la mondialisation, qui est d’abord issue des mouvements de population. ENSUITE, la relative incurie des statistiques de nombreux sites ou publications (sans parler des approximations, mal estimées, et des inexactitudes, à foison, n’en parlons plus, des manques cruels : un seul exemple, les villes en chine continentale, oubliées ou sous-estimées, car les statistiques urbaines chinoises datent de 15 ans, et il faut les chercher sur les sites spécialisés, y compris chinois, comme "xinhuanet.com", l’agence chine nouvelle, ou d’autres ; SHANGHAÏ est donnée à 12 millions d’habitants alors qu’elle en compte plus de 20, etc,etc, tout cela est pathétique et montre à quel point les populations des pays dits "riches" et "développés" ignorent les ressorts puissants et inexorables de la population mondiale, de l’inertie aussi des phénomènes démographiques et socio-économiques liés, qu’ils soient en hausse (vieillissement) ou en baisse (croissance moyenne annuelle, dénatalité en europe de l’est et du sud, centrale, ET LE ROLE majeur de compensation de l’immigration.
L’UNION EUROPEENNE à 25 compte 452 millions d’habitants, officiellement, avec effectivement une croissance naturelle très faible, proche de zéro, sauf si on y ajoute l’immigration, y compris clandestine, par définition difficile à estimer, mais de mieux en mieux cerné toutefois, compte-tenu de la volonté des gouvernements et de l’europe de maîtriser les flux migratoires. L’UE compte en fait 460 millions d’habitants à peu près, clandestins inclus, et absorbe 2,5 millions d’immigrés d’afrique, d’amérique latine et d’asie chaque année, l’europe au sens large, sauf la Russie, inclus les ex-républiques soviétiques jusqu’au Caucase (c’est-à-dire sans les 5 républiques du turkestan russe), la Russie comptant elle-même 143 millions d’habitants fin 2005 à peu près, en baisse sensible, malgré une légère remontée de la natalité depuis trois ans, et une mortalité encore croissante, et sans doute 2 millions de travailleurs étrangers, notamment chinois en sibérie, des ex-républiques du turkestan russe ailleurs, ou du caucase, ainsi que des pays d’asie principalement. (dont certains veulent rejoindre les pays occidentaux en flux d’immigration bien entendu). L’Europe totale sans la russie absorbe à peu près 3 millions d’immigrés par an, ce qui est davantage que les Etats-Unis, qui regroupent 300 millions d’habitants avec porto rico, "état associé", 4 millions, et les île du pacifique américaines (guam, samora américaines, marshall, etc), et à peu près la même proportion que les Etats-unis ET MOINS que le canada, qui approche 33 millions d’habitants (voir notamment bureau de recensement us, census us). l’Europe a donc une dynamique migratoire forte ; ce n’est pas la population totale qui va diminuer, bien au contraire, on le voit en France aujourd’hui, mais la "population native", de souche européenne, et l’immigration africaine, asiatique, latino-américaine, s’amplifier, comme en Amérique du Nord, bien que plus tardivement.
EN 2007-2008, avec la Roumanie, 22 millions (émigration forte en europe), la bulgarie, 7,5 miliions (en baisse démographique et vieillissement rapide), la croatie 4,5 milions, l’europe comptera 460 + 34 = 494 plus l’immigration, de l’ordre de 2,5 millions par ans dans ces 28 pays de l’U.E. élargie, au moins 505 millions d’habitants ; ce n’est pas rien, et constitue une progression globale, grâce à l’immigration, le regroupement familial, et la sur-natalité des nouveaux arrivants, au moins pendant une génération ou deux parfois.
les Etats-Unis augment de 1,6 million par an par croissance naturelle (immigrés inclus bien sûr, plus prolifiques) et reçoivent au moins 1,5 millions d’immigrés par an, clandestins inclus, voire plus, ce qui fait 3 millions de hausse annuelle à peu près, soit 315 millions vers 2010 toujours en comptant porto rico et les îles américaines du pacifique ; le canada augmente de 300/400 000 par an, cela fera 35 millions vers 2010. 350 MILLIONS pour l’amérique du nord anglo-saxonne, plus le MEXIQUE dans l’ALENA, créée en 1994, soit 107 millions en 2005, 115 millions au bas mot en 2010, soit 465 millions pour l’amérique du nord "stricto sensu", 3 pays gigantesques : moins que le marché de l’UE élargie, cependant, qui attend de nouveaux candidats, balkans, caucase, EEE, sans parler même du sujet qui fâche, la TURQUIE, en plein boom économique et très liée à l’économie européenne.
Ce qui est sûr en Europe, c’est que le vieillissement des populations, et leur réduction dans l’ex-espace soviétique et certains pays de l’europe orientale, est certaine à court et moyen terme, sans vrai politique de natalité, de reprise de l’aide aux familles et aux enfants, aux mères de familles contraintes de travailler. BOSMAN Georges
D. CAYRON Comment croire les démographes ?
En 1960 on apprenait à l’école 45 000 000 de Français et Debré père (ou grand père ) disait que la population diminuait et qu’il fallait procréer. En 2007 on est 65 000 000 et certains continuent à sortir les mêmes argument, pour ... payer la retraite des vieux ... ou pour créer des esclaves supplémentaires ou ....de futurs combattants au service de.... ?