Climat : les USA pour un alter-Kyoto

dimanche 31 juillet 2005.par Philippe Ladame
 
S’ils reconnaissent enfin, mezzo vocce, la réalité du réchauffement climatique, les Etats-Unis n’entendent pas renoncer à leur modèle de développement.

Avec la signature du protocole de Kyoto par la Russie, et, plus récemment, celle probable de la Bielorussie, les partisans de la démarche planifiée, volontariste et contraignante de lutte contre le réchauffement climatique ont marqué des points.

Fin novembre 2005, à Montréal, les délégués de près de 200 nations se réuniront pour déterminer la manière de poursuivre les efforts engagés dans ce cadre.

Les Etats-Unis, qui, responsables de 25% des émissions mondiales de CO2, refusent absolument la démarche de limitations assorties de sanctions du protocole de Kyoto, se trouvaient donc "en marge" de ce mouvement international. C’est probablement pour "reprendre la main" et tenter de se dédouaner qu’ils viennent de prendre une initiative inattendue.

Le « partenariat Asie-Pacifique pour un développement propre et le climat » qu’ils ont conclu avec l’Australie, le Japon, la Chine, l’Inde et la Corée du Sud n’entend pas mettre en oeuvre des mesures immédiates de limitation de pollution. Il s’agit plutôt de favoriser, sur une base volontaire, le développement de technologies ainsi que le transfert de certaines de ces technologies aux pays en développement.

Utilisation "propre" du charbon, captage et enfouissement du carbone et nucléaire devraient être à l’ordre du jour d’un sommet que l’Australie devrait, selon Libération, organiser ... en novembre.

Lire en complément cet article du Temps sur la politique énergétique américaine.

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