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Aux Etats-Unis, une importante vague de chaleur touche la "cornbelt" vaste région consacrée à la culture du maïs.
L’Illinois, Etat le plus touché, n’a reçu qu’un tiers des précipitations habituelles. La production devrait en être très affectée mais cela ne devrait pas avoir énormément d’impact sur les cours. En effet, les stocks sont importants (du fait d’une excellente récolte l’an passé). En outre, plus au nord, les conditions sont plus favorables.
En France, 60 départements font l’objet d’arrêtés préfectoraux de limitation de la consommation. Le ministre de l’Agriculture Dominique Bussereau a souligné mercredi que la sécheresse était « grave » dans certaines zones en France, notamment dans l’Ouest.
Dans un article du 27/07/05, Ouest-France s’attarde sur la situation que connaît le Marais Poitevin.
Avec des niveaux d’eau particulièrement bas, « la Venise verte n’a jamais aussi bien porté son nom. Doppée par la chaleur, une épaisse couche de lentilles d’eau - jusqu’à huit centimètres - recouvre par endroits le Marais poitevin ».
Le préfet de Vendée a pris des arrêtés interdisant totalement l’irrigation à partir des eaux de surfaces et limitant les horaires de prélèvements dans les nappes phréatiques qu’opèrent les agriculteurs pour irriguer les champs de maïs.
Les éleveurs sont dans une situation particulièrement difficile. « Tous les jours, il faut acheminer de l’eau du réseau potable jusqu’aux vaches, explique Cédric Veillet, propriétaire de 120 bovins à Sainte-Christine. Sachant qu’une bête boit en moyenne 50 litres par jour. Vous pouvez compter le temps que ça prend... et la facture ! Je dois aussi faire des clôtures, puisque les fossés sont secs. » Certains mettent en cause les agriculteurs de la plaine qui irriguent de façon intensive en puisant dans les nappes.
Un sentiment que semble partager Ségolène Royal, présidente du Parc interrégional du Marais poitevin et présidente de la Région Poitou-Charentes, qui explique : « Les réglementations sont inefficaces et leur non-respect est un scandale. Les autorisations ne doivent pas dépasser la ressource. Par conséquent, les autorisations globales données en nombre d’heures et non en volume sont contraires à la loi sur l’eau ».