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Le Nouvel Observateur du 28/06/05 recense les principales réactions à l’annonce de la mise en oeuvre du projet ITER en France.
Ce projet qui « vise à démontrer la faisabilité scientifique et technique de l’énergie de fusion » (voir notre article du 6/05/05) est favorablement accueilli par la plupart des responsables politiques.
Le gouvernement et l’UMP se félicitent d’une "victoire française". Michel Vauzelle, président socialiste de la région PACA se dit "heureux de cette annonce historique pour la science", rejoignant Roger-Gérard Schwartzenberg (PRG), ancien ministre de la Recherche pour qui le projet Iter est « essentiel à la fois pour les recherches sur l’énergie du futur et pour notre pays ».
Seuls les écologistes regrettent ce projet « dont les bénéfices sont au mieux extrêmement éloignés, au pire totalement hypothétiques » (Les Verts).
Dominique Voynet, ancienne ministre de l’environnement, dénonce, dans un communiqué "une véritable gabegie financière", soulignant que la contribution que la France devra apporter à ce projet international « équivaut à un an de budget français de la recherche sur toutes les énergies en France ou à 10 ans de recherche pour la maîtrise de l’énergie ».
Le Groupe Verts au Conseil Régional PACA indique quant à lui que « la Région s’est engagée à verser pour le lancement du projet 152 millions d’euros sur 10 ans » et appelle à la mise en oeuvre d’un projet alter-ITER, rappelant que « le programme régional de mandature prévoit, grâce aux exigences des Verts, que pour un euro investit dans ITER, un euro équivalent sera investi dans le développement des énergies renouvelables ».