![]() |
Selon les termes de La Tribune.fr le sommet qui réunissait à Bruxelles les 25 pays de l’Union Européenne « s’est achevé peu après minuit, dans la nuit de vendredi à samedi, sur un échec total ».
L’objet de ce sommet était essentiellement d’adopter un projet de budget pour les années 2007-2013.
« Au coeur du problème, explique La Tribune, figurait la question du rabais dont bénéficie la Grande-Bretagne sur sa contribution aux dépenses communautaires. La plupart des autres pays, la France en tête, réclamaient une remise en cause de ce mécanisme qui voit les sommes remboursées au Royaume-Uni par les autres pays croître au fur et à mesure que les besoins de l’Europe augmentent - et notamment du fait des dépenses liées à l’élargissement de l’Union ».
Mais Londres a refusé toute concession sur cette question, y compris quand les nouveaux entrants de l’Union, pourtant les pays les moins développés du continent, ont proposé de réduire leurs demandes financières pour permettre de dégager un accord.
Tony Blair a défendu sa position, soulignant que "si nous voulons supprimer le rabais britannique, nous devons supprimer la raison pour ce rabais. C’est une anomalie à cause d’une anomalie", a-t-il ajouté, rappelant que 40% du budget européen étaient engloutis par la politique agricole commune. Pour lui, il n’était pas acceptable que le projet de budget 2007-2013 prévoie de dépenser sept fois plus pour l’agriculture que pour les sciences, la technologie, la recherche, le développement et l’éducation.
Tony Blair, qui se trouve prendre le 1er juillet la présidence de l’Union pour six mois, considère que le moment est bien choisi pour lancer "un débat fondamental" sur l’avenir de l’Europe.
Mais, selon la Tribune, « si débat il y a, il risque de s’ouvrir dans une ambiance particulièrement délétère, le sommet de vendredi ayant suscité des rancoeurs qui seront difficiles à surmonter. » Pour preuve ces propos de Jean-Claude Juncker, président de l’Union jusqu’à la fin du mois, cités par le journal : "j’ai eu honte lorsque j’ai entendu l’un après l’autre tous les nouveaux pays membres - tous plus pauvres les uns que les autres - dire que dans l’intérêt d’un accord ils seraient prêts à renoncer à une partie de leurs exigences financières. J’ai eu honte."