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Le ministère de l’écologie et du développement durable a publié, le 30/05/05, plusieurs documents relatifs à l’incinération des ordures ménagères.
Le parc français des incinérateurs d’ordures ménagères a connu ces dernières années une mutation qualifiée de profonde. « Alors que début 1997 il comprenait 300 installations, dont beaucoup de très faible capacité, seules 130 sont actuellement en fonctionnement, la plupart étant des installations récentes et de capacité unitaire plus importante que par le passé ».
Entre 1995 et 2003, les émissions de dioxines par les UIOM (Unités d’Incinération des Ordures Ménagères) sont passées progressivement et constamment de 1090g à 100g. En revanche l’année 2004 a vu ce niveau remonter à 170g.
Ce mauvais résultat s’explique en partie par le dysfonctionnement de l’incinérateur de Gien, qui, à lui seul, a émis 45.2g. On trouvera ici un tableau récapitulatif des émissions de dioxines et furanes par les UIOM, classés par départements (.pdf de 186Ko).
Selon le ministère, « ces mauvais résultats pour l’année 2004 montrent que la réglementation du début des années 1990 n’est plus suffisante aujourd’hui ce qui souligne l’importance de veiller à la bonne application au 28 décembre 2005, de l’arrêté ministériel du 20 septembre 2002 transposant la directive européenne 2000/76/CE. »
Le ministre de l’écologie et du développement durable attend de ce texte « une nouvelle division par 10 des émissions de dioxines par rapport au niveau déjà réduit de l’année 2002 (215 g) ». Il indique avoir rappelé, par courrier du 10 décembre 2004 adressé aux préfets des départements où se trouvent des unités d’incinération, « toute l’importance qu’il attache à ce que les usines soient mises en conformité dans les délais prévus ».
L’instruction de l’affaire de l’usine d’incinération de Gilly-sur-Isère (voir notre brève) et les manifestations anti-incinération (comme celle prévue à Auray, Morbihan, le samedi 4 juin) participent aussi de l’actualité de cette question ... brûlante.