UK : l’aide au retour ... au travail

mercredi 11 mai 2005.par Philippe Ladame
 
Le gouvernement britannique encourage l’emploi des femmes dans le domaine scientifique.

Carol Robinson, membre de la Royal Society, est professeur de chimie biologique à l’université de Cambridge. Elle, qui a interrompu son activité professionnelle pendant huit années consacrées à sa famille, explique l’importance du soutien qu’il convient d’apporter aux femmes dans cette situation.

Aujourd’hui experte mondiale en spectrométie, elle témoigne : « Le plus difficile, avec cette interruption de huit ans, a été de m’adapter aux changements dans les technologies de l’information ».

« Le retour a aussi été difficile parce que je devais revenir à un niveau moindre que celui que mes contemporains avaient atteint comme chercheurs indépendants ».

« Pendant toute ma carrière j’ai bénéficié de soutien et d’accompagnement. Sans cela, je pense que, en de nombreuses occasions, j’aurais été tentée d’abandonner ».

Ces difficultés sont évoquées dans un article de BBC News sur le déficit de compétences dans les industries des sciences, de l’ingénierie et de la technologie.

Au Royaume-Uni on estime que près de 50.000 personnes n’utilisent pas les qualifications acquises dans ce domaine. Il s’agit, pour la plupart, de femmes qui ont interrompu leur activité professionnelle, généralement pour élever des enfants.

Selon BBC News, chaque année, 24.000 femmes ayant une formation scientifique reprennent un métier, mais seulement 8.000 d’entre elles, reprennent leur activité dans le domaine scientifique.

« Il s’agit d’un problème majeur pour les employeurs, mais aussi pour les femmes, qui peuvent ressentir de la frustration de ne pas utiliser pleinement leurs compétences et leurs capacités » explique Jane Butcher, directrice de la "Campagne pour le Retour".

Cette campagne, qui vise à aider 1.000 femmes chaque année à réinvestir les emplois pour lesquels elles ont été formées, a été fortement "boostée" par la promesse, en mars dernier, d’une subvention supplémentaire de 2 millions d’euros à l’initiative de la ministre britannique du Commerce et de l’Industrie.

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