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Le Télégramme du 21/03/05 rappelle que commence aujourd’hui le procès des marchés publics d’Ile-de-France.
Il s’agit là de l’aboutissement d’une longue procédure qui a pour origine l’action des élus Verts d’Ile de France (voir à ce sujet le communiqué des Verts).
47 prévenus, dont quatre anciens ministres de droite, vont devoir s’expliquer sur les « dérives à grande échelle du financement des partis politiques dans les années 90 ».
Il s’agissait de conditionner l’obtention de marchés publics au versement d’importantes sommes à divers partis politiques. Comme l’explique le Télégramme : « Les entreprises du bâtiment devaient rétrocéder 2 % du prix des marchés aux principales formations politiques de la région. La loi du 15 janvier 1990 sur le financement politique autorisait les dons des entreprises mais le juge a démontré qu’ils n’étaient dans ce cas "ni spontanés, ni libres mais bien remis en contrepartie de l’attribution des marchés". »
Des personnalités de premier plan comme l’ex-président du Conseil régional, Michel Giraud (RPR) et l’ancien directeur de cabinet de Jacques Chirac à la mairie de Paris, Michel Roussin, sont soupçonnés d’avoir joué un rôle essentiel dans ce système.
Cela aurait pu justifier la mise en cause de Jacques Chirac (notamment pour des voyages privés, payés en liquide, entre 1992 et 1995 alors qu’il était maire de Paris). Mais, se heurtant à l’immunité pénale du chef de l’Etat, les juges se sont, sur cet aspect, déclarés incompétents en juillet 2001. Selon le Télégramme, « ce volet de l’affaire n’est pas mentionné dans l’ordonnance de renvoi du juge d’instruction. Il ne pourra donc être évoqué lors du procès et signifie de facto un abandon des poursuites ».
Certains prévenus encourent jusqu’à 10 ans de prison dans ce procès qui pourrait durer jusqu’à la mi-juillet.