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Le Monde daté du 12/03/05 fournit quelques précisions.
« L’équivalent de 32 000 professeurs à temps plein se trouvent sans classe ou sans affectation pédagogique, selon une note confidentielle de la Cour des comptes révélée, vendredi 11 mars, par Le Figaro. Réalisé à la demande de Pierre Méhaignerie, président (UMP) de la commission des finances de l’Assemblée nationale, le document chiffre à 1,5 milliard d’euros le coût de ces enseignants non utilisés ».
Selon ce rapport, 32 000 enseignants (sur 665 000 enseignants en équivalent temps plein), c’est à dire près de 5%, sont "sans classe et sans affectation pédagogique".
Pour l’équivalent de 9 500 postes à temps plein, il s’agit d’enseignants remplaçants qui ne sont pas utilisés ou seulement partiellement. Les "titulaires de zone de remplacement" ne peuvent, en effet, être employés que dans leur discipline et dans une zone géographique délimitée. En contre-partie du fait qu’ils sont appelés à effectuer des remplacements de plus ou moins court terme, sur des affectations plus ou moins proches de leur domicile, ses enseignants se trouvent, en effet, par moments, rémunérés sans affectation.
9 500 autres équivalents temps plein correspondent à des décharges de service accordées à des enseignants pour tenir compte de contraintes spécifiques à leur discipline (1 heure accordée pour la préparation des laboratoires ou pour de la maintenance informatique, par exemple).
Mille quatre cents équivalents temps plein sont aussi dégagés pour les décharges syndicales en application des règles de représentation des personnels dans la fonction publique et trois mille cent équivalents temps plein sont affectés à des fonctions administratives.
6 600 de ces enseignants "sans classe" correspondent à des décharges ponctuelles, à des missions ou des mises à disposition. Et 1 900 postes correspondent à des surnombres, c’est-à-dire des enseignants recrutés alors que, vu l’évolution des effectifs d’élèves, l’éducation nationale n’avait pas besoin d’eux.
Il faudrait certainement affiner l’analyse, mais, au vu de ses détails, il est probable que la proportion de gaspillage avéré ne dépasse guère 1%.