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Le Monde du 29/01/05 peut titrer que « Menacée, la biodiversité exige un sursaut mondial » le reste de l’article n’incite pas à l’optimisme.
En 1992 à Rio de Janeiro, s’est réunie une Convention sur la diversité biologique. Depuis, celle-ci n’a pas vraiment fait la preuve de son efficacité, explique Le Monde. « Comme l’ont rappelé les experts réunis à l’Unesco, les espèces s’éteignent à un rythme cent fois supérieur au taux moyen enregistré dans les temps géologiques. "Mais il pourrait être 10 000 fois plus élevé dans les prochaines années", rappelle Jo Mulongoy, directeur scientifique de la Convention sur la diversité biologique. »
Il semble bien que les 1200 participants de la conférence internationale "Biodiversité : science et gouvernance" aient été d’accord sur le constat. Certains insistant davantage sur l’importance de collecter des données pour avoir une vision précise et certaine, d’autres mettant en avant l’impérieuse nécessité d’agir.
Encore faut-il que l’étude et l’action trouve son cadre, sa méthode et l’organisme qui les impulseront.
Directeur scientifique de l’Unesco, Walter Erdelen a indiqué que son organisation se proposait. Mais visiblement ce n’est pas pour tout de suite. Comme l’explique Le Monde : « Un groupe de travail devrait étudier la démarche, qui sera inscrite au calendrier du G8. François d’Aubert, ministre délégué à la recherche, souligne que "l’instruction de ce dossier devra être rapide afin qu’un rapport soit finalisé pour la prochaine conférence des parties à la Convention de la diversité biologique". Rendez-vous donc en 2006, au Brésil. Combien d’espèces auront-elles alors disparu ? »
Les nouvelles de Phuket que rapportent Xinhua Net sur la question des systèmes d’alerte ne sont pas vraiment meilleures.
« Les représentants de 43 pays et 14 organisations internationales ont pris part à cette conférence, l’une d’une série sur la mise au point d’un système d’alerte aux tsunamis dans l’océan Indien depuis les tsunamis du 26 décembre dernier qui ont fait plus de 280 000 morts. »
Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a eu beau souhaiter un système d’alerte efficace qui couvre « non seulement les raz-de-marée mais également les autres catastrophes commes les cyclones et les inondations », les participants, après deux jours de travaux, n’ont pas réussi à trancher entre différentes propositions.
Selon Xinhua Net « La Thaïlande a proposé que le futur centre d’alerte soit formé autour d’un centre déjà existant à Bangkok, le Centre asiatique de prévention des catastrophe (ADPC), alors que l’Indonésie a préféré plusieurs centres nationaux dans la région, et l’Inde a proposé que son centre national devienne un centre pour l’ensemble de la région. »
Dans l’attente de la mise en place d’un système définitif, l’Unesco, encore elle, va mettre en place un système d’alerte provisoire par la création de six centres dans l’Est de l’océan Indien et la modernisation de 15 autres, afin de couvrir l’ensemble du bassin.