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L’Agence française de développement (AFD) prévoit un gel en valeur pendant trois ans des crédits de la mission d’aide publique au développement.
Le CCFD-Terre Solidaire a réagi vigoureusement à la « lâche » annonce, en milieu d’été, du gel de l’aide publique au développement.
En 2010, l’APD sera située entre 0.44 et 0.46% du RNB. La stagnation annoncée indique qu’aucun progrès n’est à espérer avant 2013. Au niveau bilatéral, l’enveloppe consacrée aux dons avait déjà été divisée par 2 entre 2006 (322 millions €) et 2010 (175 millions €). Faute de dons, la France n’a plus les moyens de soutenir efficacement des projets sociaux et agricoles dans les pays pauvres.
En 2002, le Président Jacques Chirac s’était engagé à consacrer, d’ici 2012, 0,7% du Revenu national brut (RNB) à l’aide publique au développement (APD), avec un objectif intermédiaire de 0,5% en 2007. Après avoir déjà revu cet objectif à la baisse en 2008, fixant 2015 pour atteindre 0,7%, avec un objectif intermédiaire de 0,51% en 2010, le chef de l’Etat vient à nouveau de trahir les engagements de la France en faveur de la solidarité internationale. Il avait pourtant promis aux ONG françaises, en septembre 2009, que « l’aide publique au développement ne [serait] pas la variable d’ajustement de la dépense publique ».
Voir le communiqué intégral du CCFD.