Aide au développement : le discret renoncement

vendredi 30 juillet 2010.par Philippe Ladame
 

L’Agence française de développement (AFD) prévoit un gel en valeur pendant trois ans des crédits de la mission d’aide publique au développement.

Le CCFD-Terre Solidaire a réagi vigoureusement à la « lâche » annonce, en milieu d’été, du gel de l’aide publique au développement.

En 2010, l’APD sera située entre 0.44 et 0.46% du RNB. La stagnation annoncée indique qu’aucun progrès n’est à espérer avant 2013. Au niveau bilatéral, l’enveloppe consacrée aux dons avait déjà été divisée par 2 entre 2006 (322 millions €) et 2010 (175 millions €). Faute de dons, la France n’a plus les moyens de soutenir efficacement des projets sociaux et agricoles dans les pays pauvres.

En 2002, le Président Jacques Chirac s’était engagé à consacrer, d’ici 2012, 0,7% du Revenu national brut (RNB) à l’aide publique au développement (APD), avec un objectif intermédiaire de 0,5% en 2007. Après avoir déjà revu cet objectif à la baisse en 2008, fixant 2015 pour atteindre 0,7%, avec un objectif intermédiaire de 0,51% en 2010, le chef de l’Etat vient à nouveau de trahir les engagements de la France en faveur de la solidarité internationale. Il avait pourtant promis aux ONG françaises, en septembre 2009, que « l’aide publique au développement ne [serait] pas la variable d’ajustement de la dépense publique ».

Voir le communiqué intégral du CCFD.

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