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Le 16 mars 2008, au deuxième tour, les citoyens de Montreuil ont choisi, par 14 468 voix (54,19 % des voix) contre 12 230 (45,81 % des voix), de faire confiance à l’équipe de "Montreuil, vraiment !"
La liste, menée par Dominique Voynet, comportait plusieurs élus sortants, notamment Verts, qui avaient souhaité porter un autre projet et une autre méthode que celle de Jean-Pierre Brard, (apparenté PCF), maire depuis 24 ans, de la plus grosse ville de Seine-Saint-Denis.
« Nous en avions l’intuition, le premier tour l’a suggéré, le second tour l’a confirmé : il existait à Montreuil une forte volonté de renouveau, fondée non seulement sur la critique des actions et des méthodes de l’équipe sortante, mais aussi sur le rejet des logiques d’appareil, quand elles ne visent qu’à conquérir ou garder le pouvoir, et s’avèrent déconnectées des réalités locales, » a expliqué Dominique Voynet au soir de la victoire de son équipe.
Sur son site de campagne, l’ancienne ministre Verte, et actuelle sénatrice de Seine-Saint-Denis, a décrit les enjeux en ces termes :
“Ce soir, nous sommes conscients de nos responsabilités. Parce que c’est la toute première fois dans notre pays qu’une équipe de citoyens, « vraiment de gauche, vraiment différents », aura à gérer une ville de plus de 100 000 habitants. Ensuite parce qu’il s’agit pour nous de contribuer à la refondation d’une gauche crédible, dont le ciment ne peut pas durablement se réduire au seul rejet de la droite, et des politiques injustes et inefficaces qu’elle prétend imposer.
C’est autour des valeurs, du projet pour Montreuil, des « manières de faire » de la politique, que s’est constituée notre équipe, et non autour des étiquettes de ses membres. Loin des anciens réflexes de défense des prés carrés, nous avons commencé à inventer ici à Montreuil une gauche pour demain, dans un esprit d’ouverture, de tolérance, d’addition des compétences et des volontés. De cette tâche là non plus, nous ne nous laisserons pas distraire.”